Le Fils, par lequel Dieu s’est révélé, est supérieur aux anges. Son abaissement volontaire a eu pour but le salut des hommes
Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, 2 Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, 3 et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts, 4 devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.
5 Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit :
Tu es mon Fils,
Je t’ai engendré aujourd’hui ?
Et encore :
Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?
6 Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit :
Que tous les anges de Dieu l’adorent !
7 De plus, il dit des anges :
Celui qui fait de ses anges des vents,
Et de ses serviteurs une flamme de feu.
8 Mais il a dit au Fils :
Ton trône, ô Dieu, est éternel ;
Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité ;
9 Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ;
c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint
d’une huile de joie au-dessus de tes égaux.
10 Et encore :
Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre,
Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ;
11 Ils périront, mais tu subsistes ;
Ils vieilliront tous comme un vêtement,
12 Tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ;
Mais toi, tu restes le même,
Et tes années ne finiront point.
13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit :
Assieds-toi à ma droite,
Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ?
14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?
Titre original : Ἡ Καινὴ Διαθήκη · Parution : Ier siècle, texte grec · Traduction : Louis Segond († 1885) · Année de la traduction : 1880 ; révision de 1910 · Édition reproduite : La Sainte Bible, Paris, 1910 · Source : Wikisource, fac-similé de l’édition de 1910 · Licence : domaine public.

