Société
CLASSIFICATION // Programme

L'école — le primaire et les programmes

DATE:02.10.2026
TEMPS_LECTURE:17_MIN
Emblème du MCCF — rubrique Programme
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La maternelle et le primaire, les effectifs, puis les programmes discipline par discipline, du français à l'informatique, jusqu'au baccalauréat.

X. LE PRIMAIRE — LÀ OÙ TOUT SE JOUE

Un enfant qui arrive en sixième sans savoir lire est déjà perdu, et tout ce que nous ferons ensuite ne fera que gérer cet échec.

Le primaire n’est pas le bas de l’édifice scolaire : c’en est la fondation. C’est là que nous mettrons l’essentiel de l’argent, des maîtres et de l’attention.

La maternelle

Gratuite et disponible dès 3 ans. Obligatoire à partir de 4 ans.

L’enfant peut rester avec son parent pendant les trois premières années — c’est le sens même de notre congé parental. Mais l’école reste ouverte à ceux qui en ont besoin.

Pourquoi cette nuance est importante : dans les foyers où le langage est pauvre, la maternelle est le seul lieu où l’enfant entend un vocabulaire riche. Retarder l’entrée pour tous avantagerait les familles instruites et enfoncerait les autres — exactement l’inverse de ce que nous voulons. Choix pour les parents, filet pour les enfants.

Mission de la maternelle : le langage avant tout. Vocabulaire, syntaxe, écoute, expression. La socialisation, la motricité, le geste d’écriture. Pas d’apprentissages formels prématurés — mais une préparation dense à ce qui vient.

Les effectifs — ce que dit la recherche

12 à 15 élèves en grande section, CP et CE1. Partout, pas seulement en éducation prioritaire.

Ce n’est pas une intuition, c’est le résultat de deux séries de preuves :

L’expérience STAR (Tennessee, 6 600 élèves, 79 écoles, quatre ans, répartition par tirage au sort) — les « petites classes » comptaient 13 à 17 élèves. Les gains se concentrent en maternelle et au CP ; au-delà, la différence disparaît.

Le dédoublement français en CP-CE1 (12 élèves), évalué par la DEPP sur 15 000 élèves dans 408 écoles :

RésultatEffet
Élèves en très grande difficulté en français−7,8 %
Élèves en très grande difficulté en mathématiques−12,5 %
Élèves ayant comblé leur retard~2 000 en français, ~3 000 en mathématiques
Professeurs disant mieux identifier les besoins98 %

Trois règles en découlent, et elles doivent gouverner la dépense :

  1. L’effet se concentre sur les premières années. Réduire les effectifs en troisième est de l’argent perdu — on le met au CP.
  2. Le seuil compte, pas la baisse. Passer de 25 à 22 ne produit rien. Il faut descendre à 12-15 pour que l’effet apparaisse. Une demi-mesure est une dépense pure.
  3. Le bénéfice va d’abord aux élèves en difficulté. C’est un levier d’égalité réelle, pas de performance moyenne.

Ailleurs : 24 à 25 élèves. L’argent ainsi économisé va à la formation et à la rémunération des maîtres, dont le rendement par euro est supérieur.

Ce qu’on y apprend

Lire — méthode syllabique, exclusivement

C’est la priorité absolue du CP, et le reste en dépend. (Voir la section Français.)

Objectif : aucun enfant ne quitte le CP sans savoir déchiffrer. Ceux qui n’y parviennent pas reçoivent un soutien intensif immédiat — pas un signalement en fin d’année, quand le retard est devenu irrattrapable.

Écrire à la main

L’écriture manuscrite est enseignée, exigée et pratiquée quotidiennement.

Les travaux de Longcamp et de son équipe, en France, établissent qu’écrire à la main améliore la reconnaissance des lettres et la mémorisation davantage que la frappe au clavier. Le geste laisse une trace motrice qui sert la mémoire.

Le clavier n’entre pas à l’école primaire.

Compter — rééquilibrage

Le primaire consacre aujourd’hui environ 10 heures au français et 5 heures aux mathématiques. Et la France est dernière de l’Union européenne en mathématiques au CM1 (TIMSS 2023).

Le rapport de deux pour un ne se justifie plus. Les mathématiques montent vers 6 à 7 heures, sans que le français baisse — l’enveloppe est trouvée dans l’allongement de l’année scolaire.

Contenu : automatisation des faits numériques, tables sues par cœur, calcul mental quotidien, résolution de problèmes structurée et progressive.

Apprendre par cœur

Tables, conjugaisons, poésies, dates, listes. Quotidiennement, et sans s’en excuser.

Ce n’est pas de la discipline pour la discipline : c’est de la libération de mémoire de travail. Un enfant qui calcule laborieusement ne peut pas raisonner — tout son esprit est occupé par le calcul. Un enfant qui déchiffre péniblement ne comprend pas ce qu’il lit.

L’automatisation n’est pas l’ennemie de la pensée : elle en est la condition.

Et la poésie n’est pas un ornement. Un peuple qui a des textes en commun a une langue en commun.

Une langue étrangère dès le cours préparatoire

Oral et son uniquement. Pas de grammaire, pas d’écrit, pas de notes.

L’oreille de l’enfant discrimine les sons étrangers d’autant mieux qu’elle est jeune — c’est la fenêtre qu’on a laissée se refermer en commençant trop tard.

Séances courtes et quotidiennes plutôt qu’une heure et demie hebdomadaire : c’est le principe d’espacement appliqué. (Voir la section Langues.)

Le reste

Histoire, géographie, sciences, arts, sport — sous forme de découverte structurée, avec la règle du Mouvement dès le premier jour : on montre toujours d’où l’on sait ce qu’on affirme.

Le maître

Un seul maître par classe, qui enseigne tout. C’est lui qui connaît l’enfant, repère ce qui bloque et suit sa progression.

Le professeur des écoles est la fonction la plus déterminante de tout le système éducatif — et l’une des moins bien payées. Nous inversons cela.


XI. LES PROGRAMMES

La règle qui gouverne tout le reste

On n’enseigne pas des conclusions. On enseigne comment on sait.

Le doute n’est pas un droit, c’est un devoir. Doutez, cherchez, trouvez.

Toute connaissance est transmise avec ce qui la fonde : ses sources, sa méthode, ses expériences, ses limites, et ce qu’elle ignore encore.

Aucune autorité ne certifie pour l’élève ce qu’il doit tenir pour acquis. Ni un ministère, ni un manuel, ni un consensus, ni le Mouvement. On lui donne les preuves, et il juge. C’est la seule protection réelle contre l’idéologie — y compris la nôtre.

Conséquence directe : une thèse et ce qui la fonde sont toujours présentés ensemble. L’élève voit alors de lui-même ce qui repose sur une expérience reproductible et ce qui repose sur une interprétation. Nous n’avons pas à le lui dire : nous avons à le mettre en état de le voir.

Application progressive. On ne redémontre pas tout à huit ans, et un enfant doit accumuler avant de pouvoir interroger :

NiveauExigence
PrimaireOn donne les savoirs en montrant d’où ils viennent
CollègeOn remonte aux sources, on apprend à les critiquer
LycéeL’élève doit pouvoir dire « comment on sait ça » sur n’importe quel point du programme

Le français

C’est la matière qui commande toutes les autres. Un enfant qui lit mal ne comprendra jamais un énoncé de mathématiques, un texte historique, ni un contrat de travail.

Méthode syllabique, exclusivement, dès le cours préparatoire.

Ce n’est pas une préférence conservatrice, c’est un résultat établi. Stanislas Dehaene l’a démontré par imagerie cérébrale dans Les Neurones de la lecture (2007) : la méthode globale mobilise l’hémisphère droit — un circuit inapproprié, diamétralement opposé à celui qu’utilise le lecteur expert. On a littéralement appris aux enfants à lire avec la mauvaise partie du cerveau.

Et voici pourquoi c’est une question de classe : la supériorité de la méthode syllabique — pour le déchiffrage comme pour la compréhension — est la plus marquée dans les milieux défavorisés. Les enfants de familles instruites compensaient à la maison. Les autres, non.

Pendant trente ans, on a imposé aux enfants d’ouvriers une méthode dont on savait qu’elle les frapperait le plus durement. Ce n’était pas de la pédagogie : c’était un tri social.

Grammaire, orthographe, conjugaison enseignées explicitement et exigées. Littérature française — les grands textes, lus intégralement, appris par cœur pour partie. Un peuple qui n’a plus de textes communs n’a plus de langue commune.

Expression orale — savoir parler devant les autres, tenir un propos, répondre à une objection.


Les mathématiques

La situation est un effondrement, et il faut le dire tel quel.

IndicateurFrance
TIMSS 2023, CM142ᵉ sur 58 — dernier pays de l’Union européenne
TIMSS 2023, 4ᵉ479 points contre 507 de moyenne UE-OCDE. Seul le Portugal fait pire en Europe
Élèves au niveau avancé3 %, contre 11 % en moyenne internationale

Et les écarts entre les meilleurs et les plus faibles s’accroissent. Nous ne produisons plus ni élite mathématique, ni socle commun.

Ce que nous appliquons : enseignement explicite, automatisation des faits numériques, résolution de problèmes structurée, entraînement massif. La compréhension ne remplace pas la mémorisation des tables — elle en dépend. Un enfant qui calcule laborieusement ne peut pas raisonner : toute sa mémoire de travail est occupée par le calcul.

Les mathématiques ne sont pas une matière de sélection. Ce sont l’outil de la rigueur.


L’histoire

Volume fortement accru. C’est la matière qui fait le citoyen.

La méthode d’abord

Avant les dates, on enseigne comment on sait.

  • Qu’est-ce qu’une source ? Primaire, secondaire, archive, témoignage, propagande
  • Qui l’a produite, quand, pourquoi, pour qui ?
  • Comment la recoupe-t-on ?
  • Qu’est-ce qu’on ignore, et pourquoi ?

Filiation française : Langlois et Seignobos, Introduction aux études historiques (1898) — la critique des sources est une invention de l’école française.

Le doute n’est pas un droit, c’est un devoir. Doutez, cherchez, trouvez.

C’est le cœur de notre doctrine scolaire, et c’est ce qui la rend imperméable à toute récupération — y compris la nôtre. Un élève formé à la critique des sources ne peut être manipulé par personne : ni par un manuel, ni par un État, ni par un parti. C’est l’école d’un peuple libre, pas d’un peuple docile.

Le récit

On réapprend aux enfants à aimer la France.

Les grandes œuvres, les grands hommes, les bâtisseurs, les savants, les résistants, les révoltes populaires, ce que ce pays a inventé et donné au monde. Un peuple à qui l’on n’a raconté que ses crimes ne peut pas s’aimer, et un peuple qui ne s’aime pas ne se défend pas.

Les pages sombres sont enseignées intégralement, sans complaisance et sans y séjourner. On ne cache rien, on ne s’y installe pas.

Une nation qu’on ne connaît que par ses fautes ne peut pas être aimée. Une nation qu’on ne connaît que par ses gloires ne peut pas être comprise. Les deux écoles échouent — nous voulons des Français qui sachent, et qui aiment en sachant.

Fin de l’autoflagellation comme grille de lecture. L’histoire de France n’est ni un tribunal ni une hagiographie : c’est l’histoire d’un peuple, avec ses sommets et ses abîmes.


La logique et la rhétorique

Matière nouvelle, dès le collège. C’est notre marque propre.

Personne ne l’enseigne aujourd’hui, et c’est exactement ce qui manque à un peuple qu’on veut capable de juger.

ContenuPortée
Logique élémentaireImplication, contraposée, condition nécessaire et suffisante, quantificateurs
Les sophismesHomme de paille, pente glissante, appel à l’autorité, faux dilemme, corrélation prise pour causalité
Construction d’un argumentPrémisses, conclusion, ce qui est démontré et ce qui est supposé
RhétoriqueReconnaître un procédé, y répondre — et savoir parler soi-même
Statistiques élémentairesLire un sondage, une moyenne, un pourcentage. Repérer un graphique tronqué

Filiation : le trivium classique — grammaire, logique, rhétorique. On l’a enseigné pendant mille ans avant de décider que le peuple n’en avait pas besoin.

Un citoyen qui sait repérer un sophisme ne se laisse pas gouverner par la peur.

La philosophie n’attend plus la terminale. Elle commence tôt et par la logique — pas par les auteurs.


Les sciences

Physique, chimie, sciences de la vie et de la Terre, avec le volume et l’exigence d’un pays qui veut redevenir industriel.

Enseignement expérimental réel — on manipule, on mesure, on se trompe. La science n’est pas une liste de résultats à retenir, c’est une méthode qui se pratique.

Et la même règle qu’en histoire : on enseigne comment on sait. Protocole, contrôle, reproductibilité, revue par les pairs — et aussi ce que la science ne sait pas encore. Un élève à qui l’on présente la science comme un bloc de certitudes deviendra soit crédule, soit complotiste. Les deux se valent.


L’économie

Matière obligatoire, enseignée comme une discipline contestée qu’elle est.

On n’enseigne pas « l’économie » comme on enseigne la physique : on enseigne les écoles — classique, marxiste, keynésienne, autrichienne, néoclassique — avec leurs thèses, leurs prédictions et leurs échecs.

Et l’économie concrète : ce qu’est un salaire brut et net, un crédit, un bilan, une cotisation, une monnaie, la création monétaire. Un citoyen qui ne comprend pas d’où vient l’argent ne peut pas juger de ce qu’on en fait.


Les langues — changement complet de paradigme

La France est 33ᵉ sur 35 pays européens à l’indice EF de maîtrise de l’anglais. Après dix ans de scolarité obligatoire en langue. C’est un échec sans équivalent dans aucune autre matière.

Les causes sont identifiées et aucune n’est fatale :

  • On enseigne la grammaire au lieu de faire parler — c’est plus commode à gérer et à noter
  • Démarrage trop tardif — les langues n’existent au primaire que depuis 2008
  • La peur de l’erreur — notes sévères, moqueries, oral anxiogène. On a produit des générations convaincues d’être « nulles en anglais »
  • Réservée de fait à l’élite — sections européennes et internationales, c’est-à-dire à ceux qui avaient déjà le niveau

Ce que nous faisons

Une langue solide plutôt que deux approximatives.

Démarrage au cours préparatoire, à l’oral et par le son. Séances courtes et quotidiennes plutôt qu’une heure et demie hebdomadaire.

Immersion : une matière enseignée en langue étrangère — histoire, sciences ou sport — plutôt que des heures de cours sur la langue. La langue redevient un outil au lieu d’être un objet d’examen.

Pas de notation sanction à l’oral. On ne punit pas l’erreur chez quelqu’un qui apprend à parler : on la corrige. C’est la peur du ridicule qui a fait taire un pays entier.

Encouragement massif à la version originale sous-titrée. Les pays qui sous-titrent — Danemark, Suède, Norvège, Finlande, Pays-Bas — sont exactement ceux qui parlent le mieux anglais ; les pays qui doublent le parlent le plus mal. Une étude de Baumeister, Hanushek et Woessmann mesure un effet large, de l’ordre de 17 % du niveau moyen mesuré au TOEFL. C’est de l’exposition quotidienne et gratuite.

Mais nous ne touchons pas au doublage. Le doublage français est un savoir-faire reconnu et une industrie — nous encourageons la VOST, nous ne supprimons pas le choix.

Le latin et le grec

Maintenus et rouverts à tous. Ce ne sont pas un ornement bourgeois : ils sont la clé du français, du droit et de l’histoire. On les a discrètement réservés à ceux qui savaient les demander.


Les arts et le beau

Histoire de l’art, musique, dessin — matières à part entière.

On apprend à voir et à écouter. On étudie ce qui a été bâti, peint, composé en France et en Europe.

Cohérent avec notre doctrine architecturale du retour du beau : un peuple à qui personne n’a jamais appris à distinguer le beau du laid ne protestera pas quand on lui construira des cages.


Le travail manuel et la technique

Enseignés à tous, et non réservés à ceux qu’on a écartés de la voie générale.

Comprendre un objet, le démonter, le réparer, le fabriquer. Un pays qui méprise la main ne réindustrialise pas.

C’est aussi le premier contact avec les métiers, et donc avec les corporations.


Instruction civique et morale

Comment fonctionne réellement le pays : institutions, lois, impôts, droits, recours. Pas une leçon de morale abstraite — le mode d’emploi d’un citoyen.

La morale s’enseigne, et elle n’a pas à s’excuser d’exister : parole donnée, courage, honnêteté, respect des anciens, protection des faibles, devoir envers la communauté.

Le contenu de l’enseignement moral relève du périmètre soumis au regard de l’Église (voir charte doctrinale, section 5).


L’organisation du temps

Il n’y a que 26 heures par semaine au collège. Nous voulons plus d’histoire, une matière nouvelle, du travail manuel pour tous. Trois leviers, dans cet ordre.

1. Récupérer les « enseignements complémentaires »

Quatre des vingt-six heures actuelles sont consacrées aux EPI et à l’accompagnement personnalisé — le dispositif le plus contesté du collège, dont l’utilité réelle n’a jamais été établie.

Quatre heures récupérées sans supprimer une seule discipline.

2. Allonger l’année, pas la journée

La France a l’une des années scolaires les plus courtes d’Europe en nombre de jours, et l’une des journées les plus longues. C’est le pire arrangement possible.

Et il contredit nos propres principes. La consolidation et l’espacement sont deux des quatre piliers : on apprend mieux réparti dans le temps qu’entassé. Deux mois de vacances d’été provoquent une perte d’acquis mesurée — et cette perte frappe le plus durement les enfants dont les parents ne compensent pas à la maison.

Les grandes vacances telles qu’elles existent sont une machine à creuser les inégalités, et personne ne le dit.

Trois à quatre semaines de classe supplémentaires, journées inchangées ou allégées. On y gagne l’équivalent de plusieurs heures hebdomadaires, sans alourdir la journée d’un enfant de treize ans, et l’apprentissage y gagne.

Le principe qui gouverne la grille

Le temps de présence n’est pas le temps d’apprentissage. On met le minimum nécessaire à la maîtrise réelle — ni une heure de moins, ni une heure de remplissage.

Une matière n’a pas droit à des heures parce qu’elle est prestigieuse ou parce qu’un corps enseignant les défend. Elle a le volume qu’il faut pour être maîtrisée, et pas davantage. Les heures dégagées vont à ce qui n’est pas encore acquis.

Cela vaut particulièrement pour les jeunes enfants, dont la capacité d’attention soutenue est limitée : une journée plus courte et plus dense vaut mieux qu’une journée longue et diluée.

3. L’alternance de semaines

Les matières qui ne demandent pas de continuité hebdomadaire — arts, technologie, une partie des sciences — passent en semaine A / semaine B, à volume horaire égal mais en séances plus longues. On libère des créneaux sans rien retirer.


Le baccalauréat

Un diplôme que presque personne ne se voit refuser ne mesure plus rien.

Et il ne pénalise pas tout le monde également : le fils de cadre a le réseau de son père, le fils d’ouvrier n’a que son diplôme. Dévaluer le diplôme, c’est retirer aux uns le seul capital qu’ils possèdent.

Ce que nous rétablissons :

  • Épreuves nationales, anonymes, terminales. Fin du contrôle continu, qui fait dépendre la valeur du diplôme de l’établissement fréquenté — et qui désavantage précisément les lycées populaires
  • Aucun recalibrage des notes. On ne remonte pas les copies pour atteindre un taux de réussite
  • Mentions réellement discriminantes
  • Un examen exigeant en fin de collège, sans quoi les lacunes se découvrent trop tard

L’informatique

Programmer, comprendre une machine, et s’en défendre.

  • Programmation réelle dès le collège — pas de l’usage de logiciels
  • Comprendre ce qu’est un algorithme, une donnée, un réseau
  • Hygiène numérique : ce qu’on laisse de soi, qui le collecte, ce qu’on en fait
  • Ce qu’est réellement une intelligence artificielle — un programme, jamais une personne, jamais omnisciente

XI. CE QUI RESTE À ÉTABLIR

SujetÉtat
Grille horaire chiffrée, matière par matière et cycle par cyclePrincipes posés (histoire à 4 h, maths à 6-7 h au primaire), grille complète à écrire
Contenu détaillé du programme d’histoirePrincipes posés, contenu à écrire
Contenu de l’enseignement moralÀ écrire, en lien avec le périmètre soumis à l’Église
Sélection à l’entrée de l’universitéActée dans le principe, modalités à définir
Statut, recrutement et rémunération des enseignantsChiffrage entier
Coût de l’allocation d’études et du dédoublement généraliséÀ chiffrer — ce sont les deux postes les plus lourds
Formation des maîtres — contenu et duréeEntier
Calendrier scolaire précis — combien de semaines, réparties commentPrincipe acté, détail à écrire

Références : Stanislas Dehaene, Apprendre ! (2018) et Les Neurones de la lecture (2007) · Daniel Willingham, Why Don’t Students Like School? · Kirschner, Sweller & Clark (2006) · Langlois & Seignobos, Introduction aux études historiques (1898) · Longcamp et al. sur l’écriture manuscrite · projet STAR (Tennessee) · évaluation DEPP du dédoublement CP-CE1 · programme KiVa, université de Turku · TIMSS 2023 · National Reading Panel (1998-1999) · EF English Proficiency Index · Baumeister, Hanushek & Woessmann sur le sous-titrage · système dual suisse et allemand · allocation d’études danoise (SU).