CLASSIFICATION // Doctrine

Programme abrégé

DATE: 10.09.2026
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Emblème du MCCF — rubrique Doctrine
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Le manifeste en quatre pages : ce qu'ils ont fait, ce que nous sommes, ce que nous ferons.

FESTUM FINITUM EST

La fête est finie.


I. CE QU’ILS ONT FAIT

Ils ont libéré les mœurs pour mieux enchaîner le travail.

Depuis cinquante ans, on vous a donné toutes les libertés sauf celles qui coûtent de l’argent à quelqu’un. Vous pouvez tout dire, tout consommer, tout choisir — sauf votre salaire, sauf votre horaire, sauf ce que devient votre usine.

Pendant qu’on vous occupait avec le reste, quelques centaines de personnes ont pris le pays. Elles ne sont pas élues, elles ne sont pas responsables, et elles décident. Quand un fonds vend une entreprise, aucun bulletin de vote ne peut l’en empêcher.

C’est là qu’est passée la démocratie : le peuple vote, l’argent décide.

Et les deux camps qui se partagent la scène vous mentent de façon complémentaire. La gauche a renoncé à la propriété — elle vous parle de tout sauf de qui possède la France. La droite a renoncé à la morale — elle défend la famille le dimanche et le libre-échange qui la détruit le reste de la semaine.

Nous refusons ce partage.


II. CE QUE NOUS SOMMES

Nous sommes chrétiens, et nous sommes communistes. Ce n’est pas une contradiction : c’est la même exigence.

L’Église a condamné l’usure pendant sept siècles, avant d’abandonner le terrain quand le capital a gagné. Elle a condamné le libéralisme économique en 1891, bien avant de condamner le socialisme. Le Christ a été explicite : on ne peut pas servir Dieu et l’argent.

Nous prenons de Marx sa méthode, qui explique comment les sociétés sont faites. Nous refusons le matérialisme athée qu’on y a collé et qui n’en découle pas.

Ce que nous voulons tient en une phrase : que ceux qui produisent la richesse cessent d’être gouvernés par ceux qui la détiennent — et qu’un pays retrouve le droit de dire non.

Nous n’exigeons la foi de personne. Juifs, musulmans, athées sont chez eux parmi nous. La morale sur laquelle repose ce pays est chrétienne d’origine, que l’on croie ou non : c’est un fait d’histoire, pas une profession de foi.


III. CE QUE NOUS FERONS

Reprendre le pays à ceux qui l’ont acheté

Les 287 plus grandes entreprises de France entrent au patrimoine de la nation. Deux options offertes au propriétaire : nous rachetons, ou bien il garde 51 % et reste maître à bord pendant que la nation prend 49 % des bénéfices. Le prix est fixé par une formule inscrite dans la loi, connue d’avance, identique pour tous. Aucune négociation, aucun passe-droit.

Et ces 51 % ne se transmettent pas. À sa mort, la part revient à la nation. Sa famille hérite de tout le reste — la maison, l’épargne, les biens — sans un centime de droits. Mais pas de la direction d’une des plus grandes entreprises du pays.

Une gestion ne s’hérite pas. C’est ce qui sépare une vraie démocratie d’une dynastie.

Et il n’est pas obligé de mourir en poste. Il peut passer la main à quelqu’un qui connaît le métier — la nation prélève alors deux points, et devient majoritaire. Le repreneur dirige toujours, mais parce qu’il sait, plus parce qu’il possède — et s’il est incompétent, il s’en va.

Nous ne prenons donc rien à personne de son vivant, et aucune lignée ne s’installe. Le pays redevient propriétaire de son industrie au rythme des générations.

Énergie, eau, rail, banque, santé, armement, télécoms reviennent à la nation. La concurrence y est une fiction et la dépendance y est mortelle.

Rien au-dessous. Les PME, les artisans, les commerçants, les paysans gardent tout. Ce ne sont pas nos adversaires : ce sont des otages. Le petit patron est propriétaire sur le papier et débiteur dans les faits — sa banque peut le tuer en coupant son découvert.

Celui qui détourne l’argent public trahit la nation. Vingt ans, interdiction définitive de toute fonction publique, restitution intégrale. Mais sa famille n’est pas punie avec lui : ses biens vont à ses héritiers, et sa dette meurt avec lui. Nous frappons l’homme, pas les siens.

Cesser de taxer le travail

Plus d’impôt sur les sociétés là où nous sommes propriétaires : on ne taxe pas ce qu’on possède, on en touche sa part. Plus de cotisations patronales pour les petites entreprises. Plus de droits de succession — nous avons plafonné l’accumulation en amont, il n’y a plus rien à reprendre à la mort. Une famille garde tout ce qu’un homme a bâti pour elle. Ce qu’elle n’hérite pas, c’est une fonction : les 51 % d’une grande entreprise reviennent à la nation. On ne taxe pas le pain. On taxe le yacht.

Nous ne créons aucun impôt nouveau. La France verse chaque année des dizaines de milliards d’aides sans contrepartie à des entreprises qui n’en ont pas besoin, et 74 milliards d’intérêts à ses créanciers — plus que son budget de la Défense. Nous arrêtons simplement de payer deux fois.

Une banque, et plus d’usure

Une seule banque publique. Aucun prêt à intérêt.

Elle n’est pas créancière : elle est associée. Elle entre au capital, elle gagne si l’affaire réussit, puis sa part s’éteint et vous restez seul maître de votre outil.

Si l’affaire échoue, vous perdez votre outil, et ce que la vente n’a pas couvert, vous le devez encore. Nous ne l’effaçons pas, et il faut dire pourquoi : celui dont on a effacé la dette est celui à qui plus personne ne prête. Celui qui rembourse, même après avoir échoué, est celui à qui la société peut refaire confiance.

Mais cette dette-là n’a plus rien de commun avec celle d’aujourd’hui :

Aujourd’huiChez nous
Les intérêts courent sur ce que vous ne pouvez plus payerAucun intérêt. Jamais.
Les échéances tombent quelle que soit votre situationProportionnée au revenu, suspendue s’il est nul
On vous poursuit sans termeElle s’éteint après un délai fixé, ou à votre mort
Les cautions retombent sur vos prochesJamais transmise aux héritiers

Ce que nous supprimons, ce n’est pas la dette : c’est la rente. Aujourd’hui l’entrepreneur qui échoue est ruiné et poursuivi sans fin pendant que sa banque est payée dans tous les cas. Cela s’arrête.

Les bourses ferment. L’économie n’est pas un terrain de jeu.

Rendre du temps

Retraite à soixante ans, et l’âge est modulé selon la pénibilité par ceux du métier — un homme du bâtiment ne s’use pas comme un homme de bureau.

Vers trente-deux heures, une fois l’industrie rebâtie. Nous ne baisserons pas le temps de travail pendant qu’il faut reconstruire le pays, et nous le disons franchement : l’effort vient avant le repos.

Trois ans de congé parental, avec garantie de retour au poste, statut et allocation pour le parent au foyer, retraite comptée pendant le congé.

Redevenir un pays

Nous sortons de l’Union européenne, de l’OTAN et de l’euro. Une structure qui décide à la place de la France et qui la mène à la ruine.

Vous payez votre électricité au prix du gaz allemand alors qu’elle est produite chez vous, par du nucléaire amorti, avec l’électricité la plus propre d’Europe. Nous la vendrons aux Français à son coût réel de production. C’est ce que rapporte la souveraineté, en une facture.

Nous relançons la filière nucléaire à neutrons rapides, abandonnée par lâcheté politique. Elle utilise soixante fois mieux l’uranium et consomme nos stocks existants : des siècles d’électricité sans importer un gramme.

Fin de la Françafrique. Des traités de coopération à intérêts mutuels, et aucune intervention militaire sans demande explicite d’un État souverain. Et aucune vassalité, dans aucune direction — nous ne remplaçons pas un maître par un autre.

Une école qui fabrique des hommes

Elle ne doit pas bâtir des travailleurs. Elle doit bâtir des hommes capables de raison, de libre arbitre — et de résister si le régime trahit le peuple.

On n’enseigne pas des conclusions, on enseigne comment on sait. Le doute n’est pas un droit, c’est un devoir : doutez, cherchez, trouvez.

Douze à quinze élèves par classe en maternelle, au CP et au CE1 — c’est là, et seulement là, que la recherche prouve un effet. Méthode syllabique pour lire. On a imposé trente ans durant aux enfants d’ouvriers une méthode dont on savait qu’elle les frapperait le plus. Logique et rhétorique dès le collège — reconnaître un sophisme, lire un sondage, construire un argument. Personne ne l’enseigne, et c’est précisément ce qui manque à un peuple qu’on veut capable de juger. Une allocation d’études permettant de vivre sans travailler. La gratuité de l’université ne vaut rien quand un étudiant travaille vingt heures par semaine pour payer sa chambre.

La santé du peuple

Nous ne parlons pas de climat. Nous parlons de ce que vos enfants mangent et respirent.

Fin des pesticides qui stérilisent les sols. Fin du plastique alimentaire et des microplastiques. Fin des additifs nocifs. Protection des pollinisateurs. Fermes hydroponiques.

Et aucune culpabilisation individuelle. On ne demandera pas aux Français de trier leurs déchets pendant qu’on importe des marchandises produites au charbon à quinze mille kilomètres. La responsabilité est systémique, la réponse est industrielle.

Des Français

Réduction massive de l’immigration — on n’assimile pas des flux qu’on n’a pas les moyens d’assimiler.

Et le retour du modèle qui a fonctionné. La République a su faire des Français avec des Bretons, des Polonais, des Italiens et des Portugais, par l’école, la langue et l’armée. Elle a cessé de le vouloir dans les années 1980. Nous voulons le refaire.

On ne reproche pas à un homme d’être venu. On reproche à l’État de l’avoir laissé sans école, sans langue et sans travail — parce que ça arrangeait quelqu’un.

Et sur la délinquance, nous tenons les deux bouts que les autres lâchent : la condition explique, elle n’excuse pas. La gauche abandonne la responsabilité. La droite abandonne la cause. Nous refusons les deux abandons.


IV. CE QUE NOUS NE FERONS PAS

Nous ne promettrons pas la fin de l’impôt. Personne ne le croirait, et ce serait faux.

Nous ne promettrons pas que sortir de l’euro sera indolore. Ce sera coûteux. Rester l’est davantage, et se paie déjà.

Nous n’avancerons aucun chiffre que nous n’avons pas vérifié. Un chiffre faux coûte plus cher que dix arguments justes.

Nous ne désignerons jamais un ennemi par ce qu’il est, mais par ce qu’il fait. Notre adversaire est une mécanique — la concentration du capital qui capture le politique. Pas une race, pas une religion, pas une liste de noms. Un mouvement qui définit son ennemi par sa nature finit en chasse aux sorcières, jamais en réforme.

Nous ne collaborerons avec aucun parti de gouvernement. Nous siégerons dans les institutions pour les renverser, jamais pour les gérer.


V. CE QUE NOUS DEMANDONS

Nous ne sommes pas encore nombreux. Nous ne le cachons pas — tous les mouvements ont commencé ainsi.

Nous ne cherchons pas des adhérents. Nous cherchons des cadres. Des gens qui liront, qui apprendront, qui sauront tenir la ligne seuls devant une salle hostile, et qui en formeront d’autres.

Si vous êtes ouvrier et que la gauche ne vous parle plus de votre salaire. Si vous êtes croyant et que personne ne défend ce que vous croyez sans vendre votre travail au passage. Si vous êtes petit patron et que vous savez que votre vrai propriétaire est votre banquier. Si vous êtes jeune et qu’on vous a appris à tout douter sauf l’ordre des choses.

Alors nous vous attendons.


Ils ont libéré les mœurs pour mieux enchaîner le travail.

Nous rendrons le travail, et nous garderons les mœurs.


MCCF — Mouvement Christiano-Communiste Français

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