Les bourses sont fermées. Les sociétés anonymes et par actions sont supprimées, immédiatement et définitivement.
La bourse n’évalue pas la valeur réelle d’une entreprise : elle évalue ce que les gens croient qu’elle vaut. Elle est mauvaise là où on la dit indispensable — sur le long terme et l’innovation de rupture. Bulle internet, subprimes : elle s’est trompée collectivement et massivement. Et les technologies qui ont changé le monde — internet, GPS, écran tactile, reconnaissance vocale, recherche fondamentale sur l’ARN messager — ont été financées sur fonds publics, le marché n’arrivant qu’ensuite pour capter la rente. C’est documenté (Mariana Mazzucato, The Entrepreneurial State, 2013).
Mais le peuple a droit à une épargne qui rapporte le fruit du travail réel.
La BPC n’est pas une bourse régulée. C’est un instrument qui n’a structurellement pas de marché :
- Personnes physiques résidentes uniquement. Ni sociétés, ni fonds, ni étrangers
- Participation non cessible. Aucune revente à un tiers ; le remboursement se fait auprès de l’entreprise, au prix calculé par la formule légale
- Donc aucun prix de marché, donc aucune plus-value, donc aucune spéculation possible par construction
- Actions ordinaires seulement — aucun produit dérivé, aucune option, aucun contrat à terme
- Vente à découvert interdite : parier sur la chute est le contraire de l’association
- Aucun effet de levier, aucun achat à crédit
- Durée de détention minimale, plafond par personne et par entreprise
- Entreprises éligibles : sous le seuil de socialisation — PME, coopératives
Le rendement vient du travail réellement produit, et de rien d’autre. Ce n’est pas de l’usure, c’est de l’association — le partage du risque, qui a toujours été licite là où l’intérêt ne l’était pas.